Une Aventure et un Serveur Domestique

 

shit's getting real.

Avant de plonger dans cet article TLTR je tiens à préciser que je suis conscient qu’il existe un milliard de tutoriels PLEX / serveur à la maison. J’expose ici mon expérience parce qu’elle est inscrite dans un combat qui me tient à cœur : celui  contre l’obsolescence programmée.

~

L’idée avait déjà fait son chemin et je savais que je voulais mettre les mains dans le cambouis tant au niveau Hard que Soft. Je connaissais déjà bien l’environnement Windows et souhaitais me jeter dans le « Grand Inconnu ». Grâce à cette aventure, je confirmais une fois de plus le vieil adage qui dit que le chemin est plus agréable que la destination.

Quoique…

Je voudrais pas trop me dévoiler mais faut avouer que j’ai failli avaler ma langue en position fœtale plus d’une fois. Apprendre Linux quand on est pas patient, fatigué et jusqu’au boutiste peut nuire à votre entourage. J’en ai presque acheté l’intégrale de Friends; autant dire que mon cas intéressait les exorcistes.

Tout commença un jour où je me rendais chez Emmaüs pour fouiner. Outre les merdes odorantes qu’on y trouve habituellement, je repérais assez vite, tel une hyène , une tour éventrée laissant apparaître quelques morceaux de choix.

Autant dire que j’y ai mis la main euh’d’dans direc’.

Dans cette carcasse fumante, je trouvais un Core 2 Duo E6750 et Oh surprise ! Une GeForce Quadro Fx 1400. J’ai dû faire flipper le bonhomme en charge ce jour là parce qu’il ne m’a pas demandé d’argent quand je lui ai tendu ces deux vulgaires bouts de silicium, avec mes pattes pleines de micropoussière et ma tronche maculée d’Arctic Silver séchée. Je m’en allais donc en courant avec une vision. Une vision tunnel, et au bout de ce tunnel….. une carte mère.

Après avoir vérifié les compatibilités, j’optais pour un magasin d’occase pas loin de Montgallet. Jme magne le fion pour avoir le temps de tout monter dans la journée, je pars en quête d’une mobo avec socket 775 et d’un peu de DDR2 ( et non de la C3P0). Ni une ni deux, le mec me montre une vieille carte bien dépoussiérée avec une barrette d’un giga. Il m’explique que c’est chaud à trouver de nos jours et que j’ai de la chance blablabla mon cul sur la commode. Je casque, je cours, je rentre.

J’assemble, je suis comme un ouf. Le frisson du Pc Speaker qui va me faire un b… un b… ou pas.

Pas un bip, rien ou alors juste une odeur de cramé. Je suppute que la saleté vient de me claquer entre les doigts. Séance Wikipédia pour savoir combien on prend quand on brûle un visage à l’acide après quoi je remballe et mets le cap sur Gotham City. Je montre la carte sans lancer quoique ce soit d’acide dans sa face de flan, je lui dis que ça ne boote pas. Il me dit que c’est sûrement mon processeur qui a cramé, qu’il en a un a vendre avec la carte de remplacement et qu’il peut se charger de jeter le processeur que j’ai dégoté. Je casque, cependant, je récupère le processeur défectueux ( le Core 2 Duo E6750 ) juste au cas où. Il est tard, je cours, je rentre, j’assemble.

J’essaie tout ! Le clear Cmos, les slots de ram, des alimentations différents, je teste chaque composant à part.

Cette immonde raclure de bas fonds ne me donnera jamais de bip de boot et pour une très bonne raison : jme suis encore fait arnaquer par le vendeur qui m’avait assuré l’avoir testée avant de la mettre en vente. La putain d’lui ! Il avait tellement les yeux rougis par son lardfeuille qu’il n’avait pas vu qu’un CONDO s’était lassé de cette VDM.

Il est trop tard, je ne peux pas retourner à la boutique aujourd’hui. Je propose à la vieille d’à côté de sortir son caniche. Elle le voyait pour la dernière fois.

Deux jours s’écoulent, c’est enfin congé. Jvais faire le déplacement une troisième fois et ça ne sera pas pour rien. Je me souviendrai longtemps de la tête de ce dégénéré lorsque j’ai franchi le pas de son établissement. Il hésitait entre le compost dans le filet et le délit de fuite. Sans un mot je dépose la défunte bouse sur le comptoir. Je lui demande un remboursement intégral. Je lui pourris la gueule tellement violemment que j’en ai moi-même des frissons.

Jme dis que j’vais tenter le tout pour le tout chez les chinois jme prépare à leur demander du matos d’occase quand…. la première boutique dont je pousse la porte a une carte mère compatible, neuve et au même prix que les deux d’occasion de l’autre enflure. Bluffé, je repars du magasin avec une Gigabyte G41M-COMBO et 2g de DDR2 Corsair Value Select. Après le montage délicat d’un vieux VentiRad, je décide de tester le Core 2 Duo E6750 déclaré mort chez Satan.

Comme vous vous en doutez, il est bel et bien vivant. Ce qui veut dire que ce gitan d’margoulin avait aussi essayé de me péter le processeur en me faisant croire qu’il était grillé, pour mieux m’en vendre un autre bien-sûr.

Je profitais du temps passé à télécharger l’Iso d’Ubuntu Server 64bits pour clouer des entrailles de Berger Allemand sur la porte du « magasin d’occasions ».

Autant dire que j’ai fait une erreur. Pas en matière de viscères, non, en matière de stratégie d’apprentissage. J’aurais dû installer la version desktop pour apprendre dans un émulateur de console plutôt que de galèrer sur les lignes de commandes alors que j’ignorais tout de Linux.

Après avoir écumé les forums d’Ubuntu et fait une recherche pour chaque commande que je voulais faire, je décidais de tout recommencer avec une version desktop 32bits d’Ubuntu.

Je pouvais enfin goûter aux joies de l’Os OpenSource et de l’infinité de possibilités qui s’offraient à moi.

Le plan était clair, j’avais un cahier des charges :

-Un serveur de Streaming pour regarder films et séries dans le salon.

-Un client BitTorrent pour récupérer nos séries préférées.

-Un serveur TeamSpeak pour pouvoir kikoololer avec les potes

-Un serveur Doom assouvir mes pulsions meurtrières en coop avec les kikoopotes.

Concernant le serveur de streaming, j’optais pour Playstation Media Server qui était très léger et puissant. Ça se lançait au démarrage comme un service et le contrat était rempli. Le seul problème venait du fait qu’on n’avait pas de vue assez claire de la vidéothèque et je me mettais à rêver d’une interface web qui me présenterait toute ma collection avec des jaquettes et des résumés. Il ne m’a pas fallu longtemps pour tomber sur PLEX.

Certes bien plus lourd que Playstation Média Server, PLEX m’a tout de suite convaincu par sa fiabilité, ses mises à jour régulières et ses possibilités. En même temps je venais d’ajouter 2 gigas de ram ( pour un total de 4 ) et le processeur en avait suffisamment dans le benouze pour faire tourner le bouzin.  Je découvrais les joies d’une collection bien rangée, le streaming en 1080p,  et même le streaming en dehors de chez moi, sur mon portable.

Le serveur TeamSpeak était aussi opérationnel rapidement et Doom a suivi peu après.

Aujourd’hui, le serveur tourne parfaitement, je l’ai réinstallé proprement en Xubuntu parce que j’avais quand même bien foutu la merde dans la précédente installation. En effet, j’ai testé pas mal de choses à l’époque et j’ai du bouffer le systême façon termite. Du coup, au bout d’un moment il s’est cassé la gueule.

Les améliorations que l’on peut apporter sont infinies et voici les principales retenues.

-Avoir une installation type serveur hôte avec des machines virtuelles sous VNC. L’avantage ici est qu’on a pas besoin de tout réinstaller et qu’il est facile de recréer une machine virtuelle.

-Fonction WakeOnLan pour pouvoir démarrer tout ça à distance. Toujours plus loin dans la Fénéantise.

– A l’heure où j’écris ces quelques mots, j’ai réglé le problème du Wake On Lan, et j’envoie le Magic Packet depuis mon téléphone. über 1337 wesh t’as vu !

-Automatiser la récupération des épisodes des séries sur Bittorent.

 

Ici se termine donc la version romancée de mon aventure. Pour le tutoriel détaillé, ça suivra bientôt.

magnum_pi_tom_selleck-150x150

Saxophone et moustache.

Publicités